Un nouveau blog / A new blog / Nova blogo

La grammaire du gelota étant aujourd’hui assez développée, j’ai décidé de lancer un blog unilingue gelota. Vous le trouverez à cette adresse : http://lemenode.wordpress.com/.

The grammar of Gelota is sufficiently developed now, so I can manage a new blog only in this language. You’ll find it here: http://lemenode.wordpress.com/.

La gramatiko de Geloto estas hodiaŭ sufiĉe vastigita, do mi kreis novan blogon nur en Geloto. Vi trovos ĝin tie: http://lemenode.wordpress.com/.

[dictionnaire] FGD

Définitions

FGD : idée générale d’être, d’exister, d’être conforme à la réalité. Donne :

FaGōDa : être, exister ;

FeGoDa : un être ;

FiGoDa :  étant, existant ;

FoGoDa : se rapportant à l’être.

Note

Le verbe FaGōDa n’est que rarement utilisé. On lui préfèrera les verbes qualificatifs (article à venir) : lorsqu’il est utilisé, il a donc une valeur emphatique (d’insistance). À proprement parler, il est lui même un verbe qualificatif qui est :

  • soit « vide » et nécessite d’être complété,
  • soit qualifiant une chose comme un étant (étant réellement existant, par opposition au non-être de ce qui n’existe pas).

En tant que verbe qualificatif, il ne permet pas les compléments à l’accusatif mais uniquement des attributs du sujet au nominatif, ou des compléments indirects.

Exemple

PaSaTa ḞoFaGaDa
Penser-P1-Présent , préfixe-donc-être-P1-présent
Je pense donc je suis.

Alphabet et prononciation – bêta

Note : Comme précisé dans le titre, l’alphabet est encore en cours de construction, fait qui durera encore un certain temps, le temps de voir s’il convient à l’usage. La prononciation me satisfait pour l’instant, elle ne devrait pas bouger, ou pas beaucoup, le nombre de lettres aussi. L’ordre alphabétique (et donc la valeur numérique) risque par contre de changer, tout comme l’écriture « originelle » du gelota, qui elle changera très probablement, et beaucoup, ce qui justifie le qualificatif « version bêta ». Ici vous pouvez voir une image d’un nouvel alphabet, sur lequel je travaille, avec un exemple (Genèse 1, 11). Il n’est pas plus définitif que celui que je présente ici.

Note 2 : J’utilise beaucoup l’alphabet phonétique international. J’écrirai un article où j’expliquerai tout ça bientôt, et il est possible que tout ne s’affiche pas parfaitement. Je mettrai des solutions en place au fur et à mesure que j’en trouverai.

Généralités

Il y a en gelota 25 consonnes et 8 voyelles (les diphtongues sont impossibles). Le gelota s’écrit normalement avec son propre alphabet, que vous trouverez dans la colonne du gauche du prochain tableau ; mais étant donné que l’informatique ne permet pas aujourd’hui de les utiliser, nous utilisons une transcription. Les consonnes s’écrivent alors en majuscules et les voyelles en minuscules. Par exemple, « je suis » s’écrit «» mais se retranscrit « FaGaDa ». Dans son alphabet originel, le gelota s’écrit comme l’hébreu, c’est-à-dire de droite à gauche. La retranscription s’écrit par contre de gauche à droite. Lorsque la translittération nécessite des signes diacritiques (utilisés lorsque la combinaison existe telle quelle en unicode, d’où l’alternance de points suscrits et de circonflexes) ou des lettres rares, il est donné entre parenthèse l’alternative n’utilisant que les lettres les plus communes.

Consonnes

Lettre Prononciation Translittération Valeur numérique
/b/ B 0
/t͡s/ C 1
/t͡ʃ/ Ĉ
(CH)
2
/d/ D 3
/ð/ Ð
(DH)
4
/f/ F 5
/d͡f/
(FH)
6
/g/ G 10
/h/ en début de mot ;
/ʔ/ ailleurs
H 20
/x/ Ĥ
(HH)
30
/ʒ/ J 40
/k/ K 50
/l/ L 60
/m/ M 100
/n/ N 200
/p/ P 300
/r/ R 400
/d͡r/
(RH)
500
/s/ S 600
/ʃ/ Ŝ
(SH)
1000
/t/ T 2000
/v/ V 3000
/k͡s/ X 4000
/z/ Z 5000
/d͡z/
(ZH)
6000

Pour résumer, on peut dire que les consonnes en gelota se prononcent comme en français, à l’exception de :

  • « C » qui se prononce « ts » (/t͡s/), comme tsigane et jamais comme cirage (/s/) ou café (/k/) ;
  • « G » qui se prononce toujours dur comme dans gare (/g/), et jamais comme dans genoux (/ʒ/) ;
  • « H » qui se prononce aspiré au début d’un mot (/h/) et ne se prononce pas à l’intérieur (/ʔ/) : c’est la seule lettre qui se prononce de deux manières différentes ;
  • « R » qui se prononce roulé (/r/) et non comme dans le français parisien (/ʁ/) ;
  • « S » qui se prononce toujours « ss » (/s/) et jamais « z » (/z/) ou « ch » (/ʃ/).

À ces prononciations différentes on peut ajouter ces lettres qui n’existent pas en français :

  • « Ĉ », qui se prononce « tch » comme dans tcha-tcha ;
  • « Ð », qui se prononce comme le ð (eth) islandais ou certains « th » anglais, celui de the (/ð/) et non celui de thin (/θ/) ;
  • « Ḟ », qui se prononce « dfeu », ou, à la limite, « tfeu » ;
  • « Ĥ », qui se prononce très gutturalement, comme « ach » en allemand ou la jota espagnole ;
  • « Ṙ », qui se prononce comme dans dragon ;
  • « Ŝ », qui se prononce « ch » comme dans chien ;
  • « Ẑ », qui se prononce « dzeu ».

La valeur numérique peut étonner à la première lecture par le fait qu’il n’y a aucun chiffre qui dépasse 6. Ceci s’explique par le fait que la numération gelotienne se fait en base 7 ; tout ceci sera expliqué dans les billets consacrés aux chiffres.

Voyelles

Il existe 8 voyelles (marquées en rouge) :

Lettre Prononciation
Exemple
Translittération
/a/
maman
a
/ɛ/
cèpe
e
/i/
vie
i
/o/
réseau
o
/u/
fou
u
/ɔ̃/
don
ō
ou ô ou oi
/ɛ̃/
faim
ā
ou â ou ai
/ø/
deux
ē
ou ê ou eu

La translittération est compliquée par le fait qu’il n’existe que 5 lettres-voyelles dans l’alphabet romain. Les trois autres sont représentées par une voyelle suscrite d’une barre : il faut bien se rappeler que ō n’est pas un o long, mais une toute autre lettre et un tout autre son. Comme la barre n’est pas toujours disponible, il est possible de la remplacer par un accent circonflexe, plus facile à taper ; quand aucun accent n’est possible, une suite de deux voyelles la remplace.

Nom des lettres

Les lettres portent chacune un nom. Les consonnes se nomment par leur prononciation suivies du son « o ». Ainsi, « B » se dit « Bo ». Les voyelles, elles, voient précéder dans leur nom la consonne « H » : par exemple la voyelle « a » se dira « Ha » (le h est aspiré). H et o ont ainsi le même nom, et pour les différencier lorsque le besoin s’en fait ressentir, H est appelé « Ho-KeSoNa » et o est appelé « Ho-VeGoTa » (Ho-consonne et Ho-voyelle).

Accentuation

L’accent se trouve toujours sur la voyelle centrale (la deuxième dans les rares mots bilitères). C’est un accent d’intensité. FaGaDa se retranscrit donc en phonétique [faˈgada]. Lorsque deux mots sont assemblés pour former les « mots-composés », l’accent le plus fort va sur le dernier mot, pendant qu’un accent un peu moins fort, dit « accent secondaire » va sur la syllabe centrale des autres mots. Ainsi, NāZiTa-FeHiTa, le mouchoir (littéralement le linge de nez), se prononcera [nɛ̃ˌzita.fɛˈʔita].

[dictionnaire] GLT

Définitions

GLT : idée générale de « langue », de « langage », en fait de parole articulée et/ou écrite, et que ce soit le langage comme faculté ou comme réalisation de cette faculté, le langage en général ou une langue particulière. Donne :

GaLōTa : parler, utiliser une langue ;

GeLoTa : la langue, le langage ;

GiLoTa :  langagier ;

GoLoTa : de façon langagière, se rapportant à la langue, au langage.

Sens particulier

Au sens propre, GeLoTa est le nom de la langue.

Exemple

GaLaTa GeLoTe
Parler-P1-Présent gelota-accusatif-singulier
Je parle le gelota.

[L’exemple est pauvre j’en conviens, mais le vocabulaire devrait s’étoffer rapidement].

Rappel des épisodes précédents

Aujourd’hui, donc, j’ai lancé ce blog sur le gelota. Mais ce n’est pas aujourd’hui que j’ai commencé à réfléchir sur cette langue. Comme l’un des buts de ce blog est de montrer l’évolution d’une conlang du stade de rêve lointain à celui de… ben au stade auquel j’aurai réussi à l’amener, je me dois de vous en faire l’historique. Comme ça, en plus, vous serez éclairé sur le projet de langue que j’ai, et sur les publications que je devrais faire prochainement.

Le gelota a été imaginé il y a maintenant 5 ans. À l’époque, j’étais en première année de théologie, je « subissais » donc des doses assez importantes de grec et d’hébreu, les langues bibliques. Au même moment, Asp Explorer et ses joyeux compagnons menaient sur Agoravox avec leur humour habituel une croisade contre l’espéranto, ce qui me fit découvrir cette langue, et donc le principe des langues construites. Tout ce bouillonnement linguistique donna naissance au glotta (du grec attique γλῶττα, la langue), sorte de proto-gelota, qui ne fut jamais achevé. On peut trouver un début de grammaire et de dictionnaire de ce premier essai sur cette page, qui me rappelle avec une nostalgie toute relative l’époque où j’étais incapable d’écrire une ligne de français sans faire une dizaine de fautes (ce qui rend assez comique l’idée de créer une langue). Le glotta fut assez rapidement abandonné, il n’y eût pas de modification entre le 1er février 2009 et le 1er juin 2013 (mises à part deux petites modifications en décembre 2009), date à laquelle j’annonce que je reprends le travail ailleurs, alors que la page fut créée le 28 janvier 2009. J’aurai donc travaillé sur le glotta 5 jours.

Le glotta a donc fait long feu. Mais malgré cela, les bases qu’encore aujourd’hui je trouve intéressantes, et que j’ai au jour d’aujourd’hui en grande partie gardées, étaient posées. L’idée était, et est toujours, de rationaliser le système de l’hébreu, en l’appliquant systématiquement. En hébreu, le sens des racines est contenu presque uniquement dans les consonnes, pendant que les voyelles servent à préciser la fonction grammaticale du mot. Par exemple, קטן (QTN) forme קָטֹן (QåToN), être petit, קָטָן (QåTåN), petit (adj.), קֹטֶן (QoTɛN), le petit doigt, … Mais tout est dans le « presque uniquement », la grammaire hébraïque contenant un nombre d’exceptions assez astronomique.

En glotta comme aujourd’hui en gelota, une racine trilitère (de trois lettres) contient un sens général : chaque voyelle qualifie ensuite cette racine. La première nous dit si c’est un verbe, un nom, un adjectif… la deuxième nous donne son genre si c’est un nom, son temps si c’est un verbe, etc.

Ces bases posées, il y a quelques mois (avril/mai 2013), j’ai décidé de reprendre le travail. Je pensais simplement compléter la grammaire et le dictionnaire, en gardant ce que j’avais déjà fait ; mais à la relecture de la page déjà citée, je décidais de tout reprendre à frais nouveaux. J’ai légèrement modifié l’alphabet, modifié plus substantiellement les voyelles, précisé la prononciation, changé les temps et leur sens, créé une syntaxe, un système de mots construits, lancé un travail sur les idiomes, les prépositions et la « gelotisation » des noms propres. Pour plus de cohérence, j’ai même changé le nom de la langue, en gardant les consonnes de glotta (GLT) et en y appliquant les voyelles justes (GeLoTa, nom [e] de genre indéterminé [o] au nominatif singulier [a]). Ce sont donc sur ces sujets que je publierai en premier dans les jours qui viennent.

J’ai pris la décision de lancer ce blog hier. Au moment où je pris cette décision, ma réflexion principale portait (et en fait porte encore) sur le système numéral du gelota. Je crois avoir trouvé, avec l’aide de la liste de discussion « conlang ». C’est assez compliqué, je vous expliquerai ça bientôt.

Le blog que vous êtes en train de lire (et je vous en remercie) se veut une grammaire vivante. Je ferai prochainement une mise en ordre systématisante qui permettra de retrouver les articles disséminés dans le blog par un système de pages fixes. J’expliciterai et expliquerai tout ça en temps voulu.

Bienvenue / Welcome / Bonvenon

Bienvenue !

Le « gelota » est une conlang, c’est-à-dire une langue construite, en cours de création. Ce blog accompagnera la création de cette langue.

Pourquoi créer une langue ? Mon but n’est pas de créer une langue auxiliaire internationale (auxlang), qui, comme l’espéranto (que je pratique et que je défends) servirait de pont entre les hommes. Mon but n’est pas non plus de tester une théorie linguistique ou de parfaire ma connaissance (basique) de cette science. J’ai assez à faire pour devenir historien pour ne pas essayer de devenir linguiste en plus, même si j’aime la linguistique et que je m’en sers en histoire. Non, mon but est beaucoup plus simple : m’amuser. Si vous trouvez ça trop nerdy pour vous, pas de souci, vous pouvez passer votre chemin. Si le projet vous intéresse, n’hésitez pas à le suivre et, pourquoi pas, à créer la langue qui vous correspond !

Ce blog est en trois langues, le français, l’anglais et l’espéranto. Le français est ma langue maternelle et la langue dans laquelle je pense le gelota. L’anglais est la langue majoritaire chez les conlangers (les personnes qui créent des langues). L’espéranto est la plus grande conlang en activité, et la seconde langue des conlangers.

Qui suis-je ? Pour en savoir plus, vous n’avez qu’à aller sur mon autre blog, Le livret d’Emmanuel.


Welcome!

« Gelota » is a conlang, that is a constructed language, in process. This blog will follow the creation of this tongue.

Why create a tongue? My goal is not to create an international auxiliary language (auxlang), which, like Esperanto (which I practice and I defend) serve as a bridge between people. My goal is not to test a linguistic theory or improve my (basic) knowledge of this science. I have enough to do to become an historian to not try to become a linguist, even if I like linguistics and I use it in history. No, my goal is more simple: have fun. If you find it too nerdy for you, not worry, you can go your way. If you are interested, do not hesitate to follow it and, why not, create your own language!

This blog is in three languages, French, English and Esperanto. French is my mother tongue and the tongue in which I think Gelota. English is the language of most of conlangers (people who creates languages). Esperanto is the biggest conlang in activity, and the second language of conlangers.


Bonvenon!

«Geloto» estas conlang, t.e. planita lingvo, ankoraŭ kreata (do, estas pli planata lingvo!). Tiu blogo sekvos la kreon de tiu lingvo.

Kial krei lingvon? Mia celo ne estas krei internacian helpantan lingvon (auxlang), kiu, kiel Esperanto (ĝin mi parolas kaj defendas), estus ponto inter la popoloj. Mia celo ne estas testi lingvistikan teorion aŭ plibonigi miajn (fundamentajn) sciojn en tiu scienco. Mi havas sufiĉe da laboro por deveni historiisto: mi ne povas esti plie lingvisto, eĉ se mi ŝatas lingvistikon kaj mi uzas ĝin en historio. Ne, mia celo estas pli simpla: distri min. Se vi trovas tion stulta, ne problemo, iru en vian vojon. Se vi estas interesata, ne hezitu sekvi ĝin kaj, kial ne, kreu vian lingvon!

Tiu blogo estas trilingva: Franca, Angla kaj Esperanta lingvoj. La Franca lingvo estas mia gepatra lingvo, kaj la lingvo, en kiu mi pensas Geloton. Angla lingvo estas la lingvo de la plimulto de la conlangers (la uloj, kiuj kreas lingvojn). Esperanto estas la pli granda planita lingvo kaj la dua lingvo de la conlangers.