Alphabet et prononciation – bêta

Note : Comme précisé dans le titre, l’alphabet est encore en cours de construction, fait qui durera encore un certain temps, le temps de voir s’il convient à l’usage. La prononciation me satisfait pour l’instant, elle ne devrait pas bouger, ou pas beaucoup, le nombre de lettres aussi. L’ordre alphabétique (et donc la valeur numérique) risque par contre de changer, tout comme l’écriture « originelle » du gelota, qui elle changera très probablement, et beaucoup, ce qui justifie le qualificatif « version bêta ». Ici vous pouvez voir une image d’un nouvel alphabet, sur lequel je travaille, avec un exemple (Genèse 1, 11). Il n’est pas plus définitif que celui que je présente ici.

Note 2 : J’utilise beaucoup l’alphabet phonétique international. J’écrirai un article où j’expliquerai tout ça bientôt, et il est possible que tout ne s’affiche pas parfaitement. Je mettrai des solutions en place au fur et à mesure que j’en trouverai.

Généralités

Il y a en gelota 25 consonnes et 8 voyelles (les diphtongues sont impossibles). Le gelota s’écrit normalement avec son propre alphabet, que vous trouverez dans la colonne du gauche du prochain tableau ; mais étant donné que l’informatique ne permet pas aujourd’hui de les utiliser, nous utilisons une transcription. Les consonnes s’écrivent alors en majuscules et les voyelles en minuscules. Par exemple, « je suis » s’écrit «» mais se retranscrit « FaGaDa ». Dans son alphabet originel, le gelota s’écrit comme l’hébreu, c’est-à-dire de droite à gauche. La retranscription s’écrit par contre de gauche à droite. Lorsque la translittération nécessite des signes diacritiques (utilisés lorsque la combinaison existe telle quelle en unicode, d’où l’alternance de points suscrits et de circonflexes) ou des lettres rares, il est donné entre parenthèse l’alternative n’utilisant que les lettres les plus communes.

Consonnes

Lettre Prononciation Translittération Valeur numérique
/b/ B 0
/t͡s/ C 1
/t͡ʃ/ Ĉ
(CH)
2
/d/ D 3
/ð/ Ð
(DH)
4
/f/ F 5
/d͡f/
(FH)
6
/g/ G 10
/h/ en début de mot ;
/ʔ/ ailleurs
H 20
/x/ Ĥ
(HH)
30
/ʒ/ J 40
/k/ K 50
/l/ L 60
/m/ M 100
/n/ N 200
/p/ P 300
/r/ R 400
/d͡r/
(RH)
500
/s/ S 600
/ʃ/ Ŝ
(SH)
1000
/t/ T 2000
/v/ V 3000
/k͡s/ X 4000
/z/ Z 5000
/d͡z/
(ZH)
6000

Pour résumer, on peut dire que les consonnes en gelota se prononcent comme en français, à l’exception de :

  • « C » qui se prononce « ts » (/t͡s/), comme tsigane et jamais comme cirage (/s/) ou café (/k/) ;
  • « G » qui se prononce toujours dur comme dans gare (/g/), et jamais comme dans genoux (/ʒ/) ;
  • « H » qui se prononce aspiré au début d’un mot (/h/) et ne se prononce pas à l’intérieur (/ʔ/) : c’est la seule lettre qui se prononce de deux manières différentes ;
  • « R » qui se prononce roulé (/r/) et non comme dans le français parisien (/ʁ/) ;
  • « S » qui se prononce toujours « ss » (/s/) et jamais « z » (/z/) ou « ch » (/ʃ/).

À ces prononciations différentes on peut ajouter ces lettres qui n’existent pas en français :

  • « Ĉ », qui se prononce « tch » comme dans tcha-tcha ;
  • « Ð », qui se prononce comme le ð (eth) islandais ou certains « th » anglais, celui de the (/ð/) et non celui de thin (/θ/) ;
  • « Ḟ », qui se prononce « dfeu », ou, à la limite, « tfeu » ;
  • « Ĥ », qui se prononce très gutturalement, comme « ach » en allemand ou la jota espagnole ;
  • « Ṙ », qui se prononce comme dans dragon ;
  • « Ŝ », qui se prononce « ch » comme dans chien ;
  • « Ẑ », qui se prononce « dzeu ».

La valeur numérique peut étonner à la première lecture par le fait qu’il n’y a aucun chiffre qui dépasse 6. Ceci s’explique par le fait que la numération gelotienne se fait en base 7 ; tout ceci sera expliqué dans les billets consacrés aux chiffres.

Voyelles

Il existe 8 voyelles (marquées en rouge) :

Lettre Prononciation
Exemple
Translittération
/a/
maman
a
/ɛ/
cèpe
e
/i/
vie
i
/o/
réseau
o
/u/
fou
u
/ɔ̃/
don
ō
ou ô ou oi
/ɛ̃/
faim
ā
ou â ou ai
/ø/
deux
ē
ou ê ou eu

La translittération est compliquée par le fait qu’il n’existe que 5 lettres-voyelles dans l’alphabet romain. Les trois autres sont représentées par une voyelle suscrite d’une barre : il faut bien se rappeler que ō n’est pas un o long, mais une toute autre lettre et un tout autre son. Comme la barre n’est pas toujours disponible, il est possible de la remplacer par un accent circonflexe, plus facile à taper ; quand aucun accent n’est possible, une suite de deux voyelles la remplace.

Nom des lettres

Les lettres portent chacune un nom. Les consonnes se nomment par leur prononciation suivies du son « o ». Ainsi, « B » se dit « Bo ». Les voyelles, elles, voient précéder dans leur nom la consonne « H » : par exemple la voyelle « a » se dira « Ha » (le h est aspiré). H et o ont ainsi le même nom, et pour les différencier lorsque le besoin s’en fait ressentir, H est appelé « Ho-KeSoNa » et o est appelé « Ho-VeGoTa » (Ho-consonne et Ho-voyelle).

Accentuation

L’accent se trouve toujours sur la voyelle centrale (la deuxième dans les rares mots bilitères). C’est un accent d’intensité. FaGaDa se retranscrit donc en phonétique [faˈgada]. Lorsque deux mots sont assemblés pour former les « mots-composés », l’accent le plus fort va sur le dernier mot, pendant qu’un accent un peu moins fort, dit « accent secondaire » va sur la syllabe centrale des autres mots. Ainsi, NāZiTa-FeHiTa, le mouchoir (littéralement le linge de nez), se prononcera [nɛ̃ˌzita.fɛˈʔita].

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